Lettre aux tontinards : nous devons remplir la mission que Maurice Kamto nous a confiée

par BORIS BERTOLT ET KAND OWALSKI
BORIS BERTOLT ET KAND OWALSKI « Nous sommes conscients que les dernières heures ont été difficiles pour vous après l’arrestation brutale, de notre président et de son staff par la milice du président illégitime. » | © Photo KO

Chers frères et camarades, Nous sommes conscients que les dernières heures ont été difficiles pour vous après l’arrestation brutale, de notre président et de son staff par la milice du président illégitime.

Nous savons que beaucoup d’entre vous envisagez déjà d’utiliser tous les moyens pour mettre un terme à la barbarie de ce régime vénal qui à notre avis ne mérite d'ailleurs aucune pitié.

Nous avons pleinement conscience de votre détermination à vous battre pour définitivement libérer le Cameroun de la tyrannie de Biya.

Nous sommes également préoccupés par la dérive ethno fasciste savamment orchestrée par des officines de la satrapie de ce monsieur qui pendant 36années s'est plus attelé à mater ses opposants qu'à améliorer nos vies communes.

Nous avons pleinement conscience des capacités intellectuelles, matérielles et physiques que vous pouvez déployer à tous moments pour libérer notre pays.

Cependant, la situation nous invite à faire confiance à notre leader. Celui là qui nous conduit vers la terre promise. Celle que Biya Paul a été incapable d’offrir aux camerounais 37ans après sa nomination au poste de président de la République.

Nous faisons référence à un pays où les hommes et les femmes seront traités au même pied d’égalité sans discrimination de sexe, d’ethnie ou de classe sociale. Une société plus juste et équitable où notre babélisme culturel constitue toujours une richesse, un moyen intarissable de construire ensemble la paix sociale, la cohésion nationale et un bien-être communautaire et commun.

Le président élu, Maurice KAMTO nous a toujours invités à la patience, à la retenue et au recul afin de mieux apprécier les situations pour apporter des réponses justes. C’est un homme d’amour, de pardon mais également de grande sagesse.

Souvenez-vous à Douala, au retour de son voyage d'Addis Abeba, devant une foule hystérique il avait lancé: “ tout se passe dans la tête “.

Non pas qu’il n’est pas conscient que nous puissions répondre à la violence du régime par la violence du peuple; mais simplement parce qu’il sait que notre force réside principalement dans notre intelligence qui nous permettra d’apprécier avec justesse les événements et y apporter des réponses adéquates et définitives.

Soyez fiers de vous. Soyons fiers de nous. En un an, nous avons redonné goût à la politique au Cameroun. Des millions de jeunes, zombifiés et tétanisés par la tyrannie ont aujourd’hui foi au changement. Ils rêvent d’un autre Cameroun.

Dans un contexte où Biya croyait avoir établi son règne inamovible sur le Cameroun nous lui avons prouvé que ce pays ne lui appartenait pas. Ils apprennent ce que veut dire opposition.

Au final nous sommes en train de bâtir la démocratie camerounaise. Nous écrivons l’histoire de ce pays au quotidien et c’est grâce à vous. C’est notre œuvre collective.

Les prochains jours seront encore plus décisifs dans ce chantier pour la justice, la liberté et l’égalité. Des manifestations à l’échelle nationale et internationale sont prévues par la direction du MRC le 2 février.

Nous devons les préparer en toute sérénité. Organiser les unités. Discuter en groupes et planifier. Seule notre détermination et notre foi au changement sont les remèdes pour soigner notre pays malade.

Et partant de là nous profitons pour vous dire qu'une révolution se gagne d'abord dans sa tête. Vous devez vivre constamment votre victoire psychologiquement car c'est elle qui vous conduira à vous battre sans relâche et avec beaucoup de motivation pour que ce que vous vivez spirituellement devienne une réalité matérielle : LA VICTOIRE.

Notre leader n’a pas eu peur comme jésus n’avait pas peur; comme Martin Luther King n’avait pas peur. Tout comme Ghandi et Mandela. Nous aussi n’ayons pas peur. Accomplissons notre mission telle que l’a recommandée Maurice KAMTO. Personne ne le fera à notre place. Nous sommes l’avenir de ce pays. Si nous nous couchons nous sommes morts. Nous devons résister.

N’oubliez jamais ces propos de Frantz Fanon: “ chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission. La remplir ou la trahir “.Les tontinards n’ont jamais trahi leur leader. Nous allons donc remplir notre mission: libérer le Cameroun de l’homme qui a embastillé Maurice KAMTO et 112 de nos camarades.

WE WILL NEVER GIVE UP. CHANGE GONNA COME !

Vive la tontine.

BORIS BERTOLT ET KAND OWALSKI