Quand Biloa et Beyala bagarraient à Paris pour James Onobiono

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par BB
Beyala rumine progressivement sa douleur. La première victime est la femme de James qui reçoit parfois des lettres anonymes et qu’elle traite de “ pauvre scientifique”. | © Photo archives

Une histoire peut en cacher une autre. Mais toutes sont révélatrices de la psychologie des acteurs. La scène se déroule à Paris en 1999.

L’ambassade du Sénégal à Paris organise un événement à l’honneur de Léopold Sedar Senghor. L’ancien chef d’état du Sénégal mais aussi le père fondateur de la négritude.

Le Président du Sénégal Abdou Diouf est présent. Sont également invités des camerounaises parmi lesquelles Marie Roger Biloa, journaliste et Calixte Beyala écrivaine. Les deux femmes se connaissent très bien.

Au delà de la scène publique ou l’une est journaliste et l’autre écrivaine, elles tournent autour du même homme: James Onombiono.

Le Président du Sénégal ce jour là n’est au courant de rien et ne se doute pas de ce qui va se passer devant lui les minutes qui vont suivre. Car dans un coin, bien que souriant de temps en temps, Beyala guette Marie Roger Biloa comme un lion qui attend dans un coin sa proie.

Depuis des semaines, l’ex de Michelle Drucker calcule Marie Roger Biloa. Elle soupçonne la journaliste d’entretenir une relation avec l’homme d’affaires camerounais également proche d’elle mais qui depuis des mois a pris ses distances. Il ne décroche presque plus au téléphone, ne lui communique plus ses horaires de passage à Paris et l’évite comme la peste.

James ONOBIONO ne savait pas qu’on ne joue pas avec les filles Eton. Beyala rumine progressivement sa douleur. La première victime est la femme de James qui reçoit parfois des lettres anonymes et qu’elle traite de “ pauvre scientifique”. Mais sa vraie cible c’est Biloa. Qu’elle soupçonne d’être à l’origine de l’éloignement de “ son homme “. La pauvre ne sait pas ce jour là ce qui l’attend.

Au moment où l’ambiance est détendue, Marie Roger Biloa perd le contrôle. Certainement sous l’influence d’Abdou Diouf qui est à proximité.

Elle se dit que tout va bien. C’était sans compter sur la vivacité de Beyala. Et Boum. Beyala a saisit sa proie. Deux temps deux mouvements la greffe de Marie Roger Biloa est quitté.

Abdou Diouf observe la scène sous haute protection. Il aura fallu l’intervention énergétique du service de sécurité pour mettre un terme à la furie des deux dames.

Cette scène Abdou Diouf ne l’avait pas oublié. Pour rire il ne manque pas de la raconter parfois à ses convives. Biloa quant à elle a su depuis ce jour qu’elle doit éviter les 5m50 de Beyala. Car avec elle,  le coup de poings est facile.

BORIS BERTOLT