Il faut vraiment en finir avec l’état jacobin biyaiste

par Laziz Nchare
L’heure est grave! Le Cameroun est en guerre. Biya fera tout pour se maintenir au pouvoir en instrumentalisant les nouveaux “Jean Njeugah” pour maquiller ses fraudes aux élections présidentielles. | © Photo archives

Il faut vraiment en finir avec l’état jacobin biyaiste devenu une kakistocratie budgétivore au profit des griots du Rdpc.

Le renouveau qui naît des cendres de l’absolutisme de Ahmadou Ahidjo s’est cyniquement mué en une kakistocratie où règne dans l’absolu une bande de médiocres qui végètent autour de Biya, érigé fatalement au Panthéon des pires dictateurs qu’ait connu l’Afrique Francophone.

En 36 ans, le candidat naturel a recruté tour à tour des pires personnes, ou par des personnes considérées particulièrement médiocres pour gérer le Cameroun entier comme non pas une nation, mais un “gâteau national0 où chaque Camerounais n’a qu’un rêve bourgeois d’être invité à la mangeoire pour piller les avoirs de l’état sous couvert du clan RDPC.

L’arrivée de Biya aux affaires a sanctifié la pire forme de crétinisme à nulle autre pareille qui rentrera dans notre histoire commune comme la pire forme d’imposture qui a atteint des sommets sans doute jamais égalés!

Si non, comment sommes nous arrivés en tant que peuple à faire croire aux jeunes que “sans Biya”, un mortel comme nous tous, le Cameroun va cesser d’exister? Est ce pour cela que nous sommes forcés de vivre impuissant le “genocide d’état” contre les anglophones? Est ce pour cela que Owona Nguini est libre de venir narguer le peuple Camerounais avec ses théories démoniaques inspirées de l’appareillage administratif corrompu que son père a cyniquement concocté auprès de Biya?

Voilà donc une bande de truands qui ont fait main basse sur les institutions du Cameroun, sous prétexte d’être des juristes, mais curieusement incapables de rédiger le cadre normatif pour le football Camerounais. N’est ce pas un crime inqualifiable d’avoir présidé le comité de normalisation du football Camerounais pour être débarqué par la FIFA sans avoir été capable de rédiger des textes dignes de ce nom qui soit reçus par l’instance dirigeante du football mondial? Le professeur Joseph Owona doit demander des excuses publiques au peuple Cameroun. Son fils Owona Nguini encore plus. Pourquoi?

Durant les années de braises (1991-1996), c’est le professeur Owona qui a institutionnalisé le “tribalisme d’Etat” avec ses fameux concepts honteux “autochtones” et “allogènes” dans notre constitution. Ce qui fait du Camerounais originaire d’une région autre que le centre, un étranger dans son propre pays! C’est encore lui qui vient signer l’acte de décès du football Camerounais à la tête du comité de normalisation autour de 2014 en imposant un escroc comme TOMBI AROKO à la tête de notre football. Ce n’est donc pas pour rien que TOMBI AROKO arrosait son fils Owona Nguini avec des millions pour venir créer la diversion dans l’affaire ABDOURAMAN contre la Fecafoot. Heureusement que la FIFA a très vite humilié cette bande d’escrocs en disant le droit.

Les Camerounais ne sont pas dupes ou amnésiques. Nous sommes en guerre à cause des faucons comme le pauvre Owona Nguini qui soutiennent des thèses farfelues de “la dictature perpétuelle” où les plus naïfs parmi nos étudiants sont embarqués dans l’hermétisme ridicule qui vacille entre l’hypercorrection et le barbarisme néologique pour masquer des mensonges inexcusables.

Le pauvre Camerounais est ainsi subrepticement mystifié pour se mettre à applaudir des thèses abracadabrantes qui vont dans toutes les directions sans pour autant avoir aucune substance! Ce n’est donc aucune surprise qu’il ait fallu 16 ans de galères à Owona Nguini pour se prostituer cyniquement à un colloque sur les dons de la première dame afin de changer de grade de Chargé de Cours à Maître de Conférence!

C’est curieusement la même erreur que sont entrain de commettre les jeunes Cabral Libii et Moussa Njoya. Ce n’est un secret pour personne que le grand vacarme orchestré autour de l’opération 11 millions de votants est financé par Issah Chiroma, le célèbre “vuvuzuela de Paul Biya” qui joua le rôle similaire de diversion au sein de la Coalition de l’opposition en 2004.

C’est cette trahison de la véritable opposition qui a valu à Chiroma le poste de Ministre de la Communication pour animer des faux débats politiques avec des jeunes affamés vendus comme la nouvelle opposition pour casser la dynamique d’une véritable contestation contre le régime Biya.

Le désordre apparent de l’opposition est savamment orchestré par le régime Biya à travers la corruption et la campagne d’intimidation et de persécution des vrais opposants. Si non, dites moi pourquoi il est quasi impossible à un Célestin Djamen, Honorable Nintcheu, ou au professeur Alain Fogue d’être invité à la CRTV pour faire le point sur les crises qui secouent le Cameroun, alors que des farceurs comme Owona Nguini, Cabral Libii peuvent faire irruption à la CRTV comme invités spéciaux pour servir au Camerounais une langue de bois indigeste et ridicule masquées dans les tournures linguistiques exquises pour tromper le Camerounais moyen?

L’heure est grave! Le Cameroun est en guerre. Biya fera tout pour se maintenir au pouvoir en instrumentalisant les nouveaux “Jean Njeugah” pour maquiller ses fraudes aux élections présidentielles. Déjà, la mascarade des “sénatoriales” est déjà passée inaperçue! Il a suffit de balader le pauvre Atangana NKOUNA du Nigeria au Cameroun comme un trophée de guerre pour calmer la rage des naïfs qui ont encore l’illusion de croire que l’opération épervier est une lutte contre le détournement de la fortune publique. C’est du pur mensonge! Si c’était vraiment le cas, un monsieur comme Mebe Ngoh serait le premier à être transféré en prison.

La leçon que je peux tirer de la convention du Pr. Maurice KAMTO est qu’elle vient de créer une véritable psychose au sein de la galaxie RDPC. Ce n’est pas un hasard de voir Owona Nguini et Claude Abate travailler en concert pour tenter de dérider cette convention “de tontine du village”, de la “prétention des Bamileke qui ont envahi le palais de Congrès” dans un pays où les mêmes clowns vendaient l’unité du Cameroun indivisible dans la crise anglophone qu’ils s’obstinaient à nier malgré la descente aux enfers des soldats du BIR dans le NO et le SO.

Les Camerounais ne se rendent pas compte de la dangerosité de ces discours tribalistes, mais nous devons tirer les leçons du Rwanda. Si les supposés intellectuels proches du régime RDPC en viennent à attaquer une convention nationale d’un parti politique comme le MRC “de tontine du village” ayant envahi le Palais de congrès, n’est pas la une preuve sans appel que l’élite Beti est prête à tout pour confisquer le pouvoir, même si cela débouche dans un carnage suicidaire? Si non, pourquoi les Camerounais proches de cette élite Beti refusent de condamner fermement de tels propos incendiaires et irresponsables?

Nous avons l’obligation et la responsabilité désormais de dénoncer de tels agissements antidémocratiques. Chaque Camerounais doit pouvoir avoir le sentiment d’être chez lui. Est être “un bourgeois éclairé” de caractériser les leaders de parti politique venus d’autres régions du Cameroun d’envahisseurs alors que Yaoundé est le siège des institutions? De tels agissements remettent en question la légitimité de Yaoundé comme Capitale après le départ de Biya.

Le Cameroun est notre pays. Nous devons par conséquent l’envisager non pas comme un “gâteau national” qui suscite autant de convoitise, mais plutôt comme notre “terroir” où chaque Camerounais se sent à la maison. C’est cet idéal du vivre ensemble qui doit nous animer.

Les concours administratifs ne devraient plus être le seul privilège du clan proche au président de la république et ceux qui le soutiennent. Voilà pourquoi la décentralisation ou le fédéralisme sont pour moi un début de solution à de nombreux conflits d’intérêts au Cameroun.

Que la paix revienne dans notre pays, et que ce lève à partir de maintenant une génération de compatriotes animés par le sens élevé de la patrie et de la justice sociale. Vive le Cameroun et vive le peuple Camerounais.

Laziz Nchare.