Cameroun : Spéculations autour du palmier à huile

photo mimbo.jpgAi-Cameroun - Le vice Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader), Jean Nkuete et le président général de l’Union des exploitants du palmier à huile (Unexpalm), Léonard Claude Mpouma, ont signé en fin d’après midi du 04 avril,...

dans la salle de conférences du MINADER, une convention générale de collaboration Minader-Unexpalm pour la phase II du Programme de développement des palmeraies villageoises (Pdpv). Considéré comme le grenier dans la sous région Afrique centrale, le Cameroun, pour garantir la paix et la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur, se voit obligé d’accroître de manière substantielle les productions afin de couvrir tous les besoins domestiques, sous régionaux et internationaux. Cette agriculture camerounaise «est d’autant plus condamnée à le faire qu’elle subit depuis plusieurs années la pression croissante de la demande de toutes les origines, tant en ce qui concerne l’alimentation humaine que l’alimentation animale et l’approvisionnement industriel. Cette pression est encore plus forte pour certains produits comme les oléagineux et principalement le palmier à huile depuis l’avènement des biocarburants», a précisé Jean Nkuete.

Dans la perspective de satisfaire convenablement cette demande, le ministre Jean Nkuete a placé le palmier à huile parmi les spéculations stratégiques de la politique de développement agricole du Cameroun. Selon Léonard Claude Mpouma, «la présente convention est la 3ème du genre à être signée entre les 2 structures depuis 2003». Le programme de développement des palmeraies villageoises qui est un programme de la société civile (Union des exploitants de palmier à huile), est soumis au financement PPTE.

La distribution des plants sélectionnés, la formation des producteurs et des encadreurs sur les itinéraires techniques, la distribution des fiches techniques et la formation des pépiniéristes, sont des actions visibles dudit programme. Toutes choses qui ont conduit à une augmentation certaine de la production de l’huile de palme et des produits dérivés, bien que les attentes soient encore en deçà des exigences de la demande. D’où la détermination du gouvernement à développer davantage cette collaboration à travers la signature de la présente convention, qui marque «le début de la mise en œuvre de la seconde phase du projet, avec une couverture géographique élargie sur le reste du territoire national », a dit le ministre Nkuete.

Le nouveau projet d’un coût global de 27 milliards Fcfa répartis entre l’Etat (15 milliards) et les bénéficiaires (12 milliards), se fixe des objectifs de production plus ambitieux à savoir : structurer et organiser la palmeraie villageoise dans des bassins de production ; étendre et améliorer la gestion de la palmeraie villageoise; mettre en place des unités industrielles de transformation des régimes ; optimiser l’approvisionnement de ces unités par l’entretien des pistes de collecte et ; mettre en place un mécanisme facilitant l’accès au crédit.

Un volume de financement qui montre l’attachement du gouvernement au développement de la filière palmier à huile et, qui a emmené le président Léonard Claude Mpouma, à remercier le vice Premier ministre, pour l’oreille attentive qu’il n’a cessée de prêter à Unexpalm, ainsi que pour les orientations pertinentes données à ses collaborateurs pour qu’ils remplissent avec succès les fonctions de maître d’ouvrage dudit programme.

Prosper Mimboé, Ai Yaoundé