Cameroun : Un journaliste dans les mailles de la police politique

Ai- Cameroun- Lamissia Adoularc, journaliste au quotidien camerounais « LE JOUR » est incarcéré depuis hier dans les cellules infestes de la tristement célèbre Direction générale des renseignements extérieurs (DGRE, police politique) de N’Gaoundéré, chef lieu de la région de l’Adamaoua.

 

Le gouverneur de cette région  qui aurait ordonné son arrestation lui reprocherait d’avoir ouvert une enquête sur une accusation portée contre  la société Palm Oil, une entreprise  basée dans la région du Sud-ouest qui recruterait, selon les autorités, des jeunes gens pour les enrôler dans une rébellion pour combattre le régime Biya.

« J’ai été entendu ce matin (31 mars, ndlr). Ils voulaient le nom  de mon informateur et ma motivation quand j’écris des textes compromettants  sur les autorités administratives. Pourquoi je m’intéresse aux activités des services de sécurité et « le jour » appartient quel réseau. Voilà ce qu’ils voulaient savoir », a déclaré le journaliste après avoir subi un interrogatoire musclé.

Joint au téléphone  par le président du Syndicat des Journalistes Employés du Cameroun (SJEC) pour en savoir plus sur la durée de sa détention, un officier en faction a parlé d’une garde à vue administrative. Mais pour combien de temps ?

Le Syndicat des Journalistes Employés du Cameroun qui suit avec une attention particulière l’évolution de la situation condamne avec la dernière énergie cette autre tentative de musellement de la presse par des autorités administratives en mal de positionnement à l’approche des échéances électorales décisives pour notre pays.

Il  exige par ailleurs, la libération immédiate et sans condition du journaliste.

Ai - Douala